Joyeux noël!
Le 25 décembre, alors que les illuminations des fêtes réchauffent le monde, nos pensées devraient se tourner davantage vers les rives du lac Changjin d'il y a 73 ans — dans cet enfer glacé où les températures ont chuté à moins 40 degrés Celsius, les soldats des Volontaires du peuple chinois ont écrit une épopée d'héroïsme qui a ébranlé le ciel et la terre de leur chair et de leur sang.
Ils portaient peut-être encore la poussière de leurs villes natales sur leurs vêtements et chérissaient les confidences de leurs proches, mais dans le froid glacial, ils abandonnèrent leur innocence juvénile et devinrent des « statues de glace », sentinelles à leurs positions : vêtus de fins manteaux de coton et à court de provisions, ils restaient immobiles, en embuscade dans la neige. Leurs doigts engourdis par le gel, ils s'accrochaient toujours fermement à leurs fusils ; leurs cils givrés, ils fixaient toujours l'ennemi du regard. Nul ne naît héros. C'est leur choix de défendre la patrie et de protéger leur peuple qui les a conduits à sacrifier volontairement leur vie contre le froid mordant et les tirs d'artillerie, forgeant derrière eux un bouclier indestructible pour la patrie et leurs compatriotes.
La victoire de la bataille du lac Changjin n'est pas un simple bilan de succès militaires, mais une gloire teintée du sang d'innombrables jeunes vies. Ce sont ces « gens si chers » qui, dans des conditions extrêmement difficiles, ont brisé l'arrogance de l'ennemi, renversé le cours de la bataille et démontré au monde la volonté inébranlable des soldats chinois. Leurs sacrifices nous ont valu la vie paisible dont nous jouissons aujourd'hui : une vie à l'abri de la faim et du froid des hivers rigoureux, et des déplacements forcés causés par les flammes de la guerre.
On peut célébrer les fêtes, mais il ne faut jamais oublier les héros. Alors que nous entrons dans une ère de paix et de prospérité, n'oublions jamais d'où vient cette tranquillité : elle a été construite sur le sacrifice d'innombrables martyrs. Honorer la glace et la neige du lac Changjin et l'héroïsme de la « Compagnie des sculptures de glace », ce n'est pas perpétuer la haine, mais hériter du noble esprit de patriotisme incarné par cette phrase : « Pour la patrie, on risque sa vie ; comment pourrait-on se laisser influencer par sa propre fortune ou son malheur ? » Chérissons le présent, avançons avec détermination et efforçons-nous de rendre la patrie – cette terre même pour laquelle ces héros ont donné leur vie – plus forte et plus chaleureuse chaque jour.
Ceci est une mémoire collective de la nation chinoise et, plus important encore, un monument spirituel gravé dans l'âme même de notre peuple. Les héros sont immortels ; nous, leurs descendants, devons aspirer à l'excellence !